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Étudiants de l'ISOGM lors du voyage d'étude à Kirksville (ATSU) en mai 2026

Kirksville 2026 : les étudiants ISOGM au cœur de l’ostéopathie.

Missouri, États-Unis. Campus de l’A.T. Still University, aussi connu sous le nom d’ATSU. La ville de Kirksville, berceau mondial de l’ostéopathie, fondée par le Dr Andrew Taylor Still en 1892. C’est ici, à plus de huit mille kilomètres de Béziers, que sept étudiants de l’ISOGM ont posé leurs valises en mai 2026 pour un voyage d’étude qui n’avait de « voyage » que le nom. Parce que ce qu’ils sont allés chercher là-bas, ce n’est pas du tourisme ostéopathique. C’est une plongée directe dans les sources de leur futur métier, avec les mains, les yeux et les émotions en mode grand ouvert.

Le programme était dense, les journées chargées, les expériences souvent bouleversantes. Visite du musée historique d’Eudora, laboratoire de recherche en palpation, cours OMT, dissection anatomique sur corps humain, séances d’ostéopathie auprès de la communauté Amish, journée au ranch, soirée de pêche au lac chez Jason Haxton… Trois jours après leur retour, on leur a demandé d’écrire leurs impressions « à chaud ». Ils ont joué le jeu. Voici ce qu’ils ont dit.

Kirksville, la source

Il faut comprendre ce que représente Kirksville pour saisir le poids de ce voyage. Ce n’est pas simplement une ville du Missouri. C’est l’endroit où tout a commencé. Là où le Dr Andrew Taylor Still a fondé, en 1892, la première école d’ostéopathie au monde. Là où l’ATSU continue aujourd’hui de former les ostéopathes américains, de conduire de la recherche et de préserver une mémoire vivante de la discipline.

Pour l’ISOGM, ce lien avec Kirksville n’est pas une carte postale. C’est un partenariat solide, construit sur dix ans d’échanges avec l’ATSU, consolidé depuis cinq ans par une coopération pédagogique concrète. Jason Haxton, directeur du Musée de Médecine Ostéopathique, est venu jusqu’à Béziers. Maintenant, c’est au tour des étudiants de faire le chemin inverse. Et ce n’est pas la même chose que de lire un manuel.

Eudora, Kansas : aux racines de la famille Still

Avant d’arriver à Kirksville, le groupe a fait une halte que peu d’étudiants en ostéopathie auront jamais l’occasion de faire. La ville d’Eudora, dans le comté de Douglas au Kansas. C’est ici, sur les terres du Midwest américain, que la famille du Dr Abraham Still s’est installée en 1850. Et c’est ici que son fils, Andrew Taylor Still, a grandi avant de fonder l’ostéopathie.

L’Eudora Community Museum, géré par l’Eudora Area Historical Society, conserve et valorise cette mémoire locale profondément liée aux origines de la discipline. Le musée a accueilli le groupe avec enthousiasme, leur ouvrant les portes d’une visite guidée des sites historiques du comté directement liés à l’ostéopathie. Une façon de rappeler que l’ostéopathie ne naît pas dans un laboratoire. Elle naît d’une famille, d’un territoire, d’une époque.

Marcher sur ces terres avant de pratiquer à Kirksville, c’est comprendre d’où vient ce que l’on apprend. Un ancrage rare, qui donne au reste du voyage une profondeur supplémentaire.

L’Eudora Community Museum, géré par l’Eudora Area Historical Society

L’Eudora Community Museum, géré par l’Eudora Area Historical Society

Le laboratoire de Bryan : une remise à zéro salutaire

Si l’on devait choisir le moment le plus cité dans tous les témoignages, ce serait celui-là. Le laboratoire de recherche en palpation de Bryan. Deux jours pendant lesquels les étudiants ont réalisé, souvent avec un certain inconfort, qu’ils n’étaient pas aussi précis qu’ils le croyaient.

« Se rendre compte que nous ne sommes pas aussi précis que nous le pensions en anatomie palpatoire a été une véritable prise de conscience. »
Ryan

Cette remise en question n’était pas vécue comme un échec. Au contraire. Les étudiants l’ont reçue comme un cadeau pédagogique rare : comprendre exactement où progresser et avec quels outils. Antonin raconte avoir pu « rester des heures » avec les modèles de palpation. Emma parle d’avoir amélioré sa technique « en seulement deux jours ». Filippine confie que ce travail l’a rendue « plus confiante en clinique ».

Paul-Adrien va plus loin encore : le laboratoire lui a donné envie de développer un pôle recherche à Béziers. Quand un voyage d’étude transforme une expérience personnelle en projet collectif, c’est que quelque chose d’important s’est passé.

La dissection : ce que les mots ne peuvent pas décrire

Le laboratoire d’anatomie. Voilà une étape que plusieurs redoutaient avant d’y entrer. Ryan admet n’y être allé qu’une seule fois et qu’une deuxième visite aurait été « de trop ». Pas parce que c’était traumatisant, mais parce que l’expérience était tellement intense qu’elle se suffisait à elle-même.

« Vivre cette expérience et voir ce que nous avons vu était à la fois incroyable et indescriptible. »
Ryan

Antonin a été particulièrement fasciné par le système nerveux. Léa décrit ce moment comme celui qui « a permis de toucher tout ce qu’on avait appris en anatomie ». Filippine parle d’une « immense chance ». Tous s’accordent sur un point : voir et toucher ce que l’on a étudié pendant des années sur des schémas change quelque chose de fondamental dans la compréhension du corps humain.

C’est exactement ce que l’ISOGM cherche en proposant ces voyages. Pas compléter un programme. Ancrer une vocation.

Chez les Amish : l’ostéopathie hors du temps

Difficile de trouver une expérience plus éloignée du quotidien d’un étudiant français. La communauté Amish du Missouri vit selon des règles qui semblent ignorer deux siècles d’histoire. Pas d’électricité, pas de voiture, un rapport au temps et au corps radicalement différent. Et pourtant, les étudiants de l’ISOGM ont été accueillis directement chez eux, pour pratiquer des séances d’ostéopathie.

« La rencontre avec les Amish était hors du temps. Voir leur mode de vie et surtout leur gentillesse, c’était une expérience mémorable. »
Antonin

Paul-Adrien raconte avec une pointe d’étonnement que les séances « se sont passées si facilement qu’on ne s’en rend pas compte ». Filippine décrit la scène avec un sourire qu’on entend dans ses mots : « On a une table, on a un Amish, allez go, on y va ! ». Emma parle d’une expérience « tout simplement magique ».

Ce que les étudiants ont vécu chez les Amish, ce n’est pas un cours d’anthropologie. C’est une leçon d’adaptation, d’écoute et d’humilité clinique. Exactement ce que l’on attend d’un futur ostéopathe.

Le ranch de Carol et la soirée chez Jason

Tous les grands voyages ont leurs moments « hors programme » qui deviennent finalement les plus précieux. Ici, ce sont deux séquences que les étudiants citent systématiquement : la journée au ranch de Carol et la soirée chez Jason Haxton au bord du lac.

Carol les a accueillis pour une journée entière, chevaux, repas, grand air du Missouri. Filippine s’est « sentie comme une vraie cowgirl chevauchant son cheval en direction du Far West ». Antonin parle d’un « très gros coup de cœur ». Pour Ryan, c’est l’hospitalité américaine dans ce qu’elle a de plus authentique.

« La soirée avec Jason au lac, c’est un moment privilégié qui nous montre que même les plus hauts dirigeants de l’ATSU restent humains, sans le gros melon comme on a tendance à le voir en France. »
Paul-Adrien

Jason Haxton, que les étudiants de l’ISOGM connaissaient déjà de réputation, les a reçus chez lui pour une soirée mémorable. Guilhem tient d’ailleurs à le remercier personnellement dans son témoignage pour « avoir fait découvrir l’histoire de l’ostéopathie et pour son accueil chaleureux ». Ces moments informels sont souvent ceux qui transforment le plus durablement un étudiant. Pas parce qu’ils transmettent une technique. Parce qu’ils transmettent une posture.

Ce que ce voyage change vraiment

Dans presque chaque témoignage, une même idée revient sous des formes différentes : quelque chose a changé. Pas seulement dans la pratique. Dans la façon de se voir soi-même comme futur professionnel.

Paul-Adrien utilise déjà en clinique des techniques apprises pendant le voyage. Antonin réalise, en rentrant, qu’il vivrait comme une frustration de ne pas pouvoir partager ses connaissances s’il ne s’oriente pas un jour vers l’enseignement. Ryan retient l’hospitalité américaine comme un modèle de relation humaine. Guilhem note le développement de compétences, la pratique de l’anglais oral et les nouvelles rencontres. Emma résume ce que tous ont probablement ressenti, sans forcément le formuler : « Je suis tellement reconnaissante d’avoir pu y participer. »

Ces étudiants ne reviennent pas avec un simple tampon dans leur passeport. Ils reviennent différents.

Un partenariat qui dure, une ambition qui grandit

Ce voyage ne s’inscrit pas dans le vide. Il est le fruit d’une politique d’ouverture internationale qui fait partie de l’ADN de l’ISOGM depuis ses origines. L’école s’est tournée très tôt vers la Grande-Bretagne, puis vers les États-Unis, avec cette conviction simple : les ponts se construisent, les murs non.

Le partenariat avec l’ATSU dure depuis dix ans. Jason Haxton est venu trois fois à Béziers. Des étudiants traversent l’Atlantique chaque année. Des formateurs aussi. Et ce mouvement ne fait que s’amplifier, à mesure que les deux institutions approfondissent leur compréhension mutuelle de la discipline. Le voyage de mai 2026 est une nouvelle page de cette histoire commune. Elle en appelle beaucoup d’autres.

Un grand merci à Bernard JURTH et Julien MORENO, dont l’engagement et l’organisation rendent possible ce type d’expérience hors du commun. Merci à l’Eudora Area Historical Society et à son directeur Ben Terwilliger pour l’accueil chaleureux et la visite des sites historiques liés à la famille Still. Merci à Bryan pour ces deux jours de remise en question bienfaisante. Merci au Dr Howzer pour l’accès à son laboratoire d’anatomie. Merci à Carol pour son hospitalité sans limite au ranch. Merci à Jason Haxton pour la soirée au lac et pour continuer d’incarner, à chaque rencontre, ce lien vivant entre l’histoire de l’ostéopathie et ceux qui la portent demain. Et merci aux sept étudiants, Emma, Léa, Guilhem, Ryan, Paul-Adrien, Antonin et Filippine, d’avoir partagé leurs impressions avec autant d’honnêteté et de générosité.

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FAQ – Voyage d’étude à Kirksville

Qui peut participer au voyage d’étude à Kirksville ?
Le voyage est organisé chaque année pour une sélection d’étudiants de l’ISOGM. C’est un programme encadré, avec un objectif pédagogique précis, qui s’intègre dans le cursus de formation ostéopathique de cinq ans.

Qu’est-ce que l’ATSU et quel est son lien avec l’ostéopathie ?
L’A.T. Still University, basée à Kirksville dans le Missouri, est la première université d’ostéopathie au monde. Fondée par le Dr Andrew Taylor Still en 1892, elle continue de former des ostéopathes et médecins ostéopathes américains, tout en conduisant des recherches de référence dans la discipline.

Quel est le lien entre Eudora (Kansas) et l’ostéopathie ?
C’est dans la région d’Eudora, au Kansas, que la famille du Dr Abraham Still s’est installée en 1850. Son fils, Andrew Taylor Still, y a grandi avant de fonder l’ostéopathie et de créer la première école à Kirksville. L’Eudora Community Museum conserve aujourd’hui cette mémoire historique.

Pourquoi l’ISOGM entretient-il ce partenariat avec l’ATSU ?
Parce que l’ostéopathie est une discipline qui se nourrit de ses sources. Kirksville n’est pas un symbole figé : c’est un lieu vivant, actif, qui continue de produire de la recherche et de former des praticiens d’excellence. Aller à la source, c’est comprendre différemment ce que l’on apprend à Béziers.

Comment candidater à l’ISOGM ?
Les candidatures se déposent directement en ligne sur inscriptions.isogm.fr. L’équipe est également disponible par téléphone au 04 67 30 75 57 pour toute question sur les modalités d’admission.

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