Chaque année, en janvier, l’ISOGM interroge ses anciens étudiants dans le cadre de l’enquête d’insertion professionnelle. Cette démarche est encadrée par une obligation réglementaire. Elle permet de suivre le devenir des diplômés à 6, 18 et 30 mois après l’obtention de leur diplôme d’ostéopathe.
Statut professionnel, région d’installation, niveau de revenus, cadre d’exercice : les résultats de cette enquête offrent une photographie précise du parcours des ostéopathes formés à Béziers. Voici ce que révèle l’édition de janvier 2026, portant sur les promotions diplômées en 2023, 2024 et 2025.
Ce qu’il faut retenir
100 % des diplômés répondants exercent comme ostéopathe, à 6, 18 et 30 mois après leur diplôme (enquête ISOGM, janvier 2026).
Entre 60 % et 90 % des diplômés s’installent en région Occitanie selon les promotions.
Le cabinet indépendant est le cadre d’exercice le plus choisi pour démarrer, devant la maison médicale.
Les revenus progressent avec l’expérience : jusqu’à 69 % des diplômés dépassent 20 000 € de revenu annuel dès 18 mois d’exercice.
Sommaire
Une enquête réglementaire, gage de transparence
Le suivi de l’insertion professionnelle des diplômés est une obligation réglementaire pour les établissements de formation. À l’ISOGM, le processus est rigoureux. Les étudiants de cinquième année sont d’abord informés de l’existence de cette enquête. Elle leur est ensuite envoyée par mail en janvier. Le questionnaire, d’une vingtaine de questions, est complété en ligne. Des relances sont prévues à J+15 et J+30. Si nécessaire, elles sont complétées par un appel téléphonique pour recueillir les informations manquantes.
L’ensemble des réponses est traité dans le respect du secret professionnel et des normes RGPD. Par ailleurs, l’analyse distingue systématiquement deux profils. D’une part, les diplômés de la formation initiale, entrés à l’ISOGM directement après le baccalauréat. D’autre part, ceux de la formation dispensée, déjà professionnels de santé (kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmiers, podologues, médecins) au moment de leur inscription. L’édition de janvier 2026 porte sur l’enquête à 6 mois de la promotion diplômée en juillet 2025, à 18 mois de la promotion 2024, et à 30 mois de la promotion 2023.
Une insertion professionnelle quasi totale
Les chiffres de l’enquête de janvier 2026 sont sans ambiguïté :
- Promotion 2025, enquête à 6 mois : 49 diplômés interrogés (formation initiale et formation dispensée réunies), 89,8 % de réponses, 100 % des répondants exercent en tant qu’ostéopathe.
- Promotion 2024, enquête à 18 mois : 37 diplômés interrogés, 75,7 % de réponses, 100 % des répondants exercent en tant qu’ostéopathe.
- Promotion 2023, enquête à 30 mois : 36 diplômés interrogés, 63,9 % de réponses, 100 % des répondants exercent en tant qu’ostéopathe.
Au-delà du taux d’exercice, c’est la rapidité de l’installation qui marque les esprits. Pour la formation initiale, la quasi-totalité des diplômés démarre son activité l’année même de l’obtention du diplôme. Ce taux atteint même 100 % pour la promotion 2023 à 30 mois. Par ailleurs, la région Occitanie reste très largement privilégiée pour l’installation. Elle concentre 60 % des installations pour la promotion la plus récente, jusqu’à 90 % pour la promotion 2023. Le reste se répartit entre d’autres régions françaises et, marginalement, l’étranger.
Des revenus qui progressent avec l’expérience
Sans surprise, les revenus des jeunes ostéopathes évoluent avec le temps passé en exercice. Voici la progression observée pour la formation initiale :
- À 6 mois (promotion 2025) : 67 % des diplômés déclarent un revenu annualisé supérieur à 10 000 €, et 67 % n’ont besoin d’aucune activité complémentaire.
- À 18 mois (promotion 2024) : 69 % dépassent 20 000 €, et 79 % n’ont plus besoin d’activité complémentaire.
- À 30 mois (promotion 2023) : 60 % dépassent 20 000 €, et 90 % n’ont besoin d’aucun complément de revenus.
Cette progression illustre un phénomène classique du métier d’ostéopathe libéral. En effet, la constitution d’une patientèle prend du temps. Elle se traduit cependant assez rapidement par une stabilisation de l’activité.
Le cabinet indépendant, choix numéro un des jeunes diplômés
Concernant le statut d’exercice, la tendance est nette chez les diplômés de la formation initiale de la promotion 2025. Ainsi, 93 % s’installent en libéral permanent. Parmi eux, 74 % le font directement en tant que titulaires plutôt qu’en collaboration. Le cabinet indépendant (42 %) et la maison médicale (30 %) restent donc les deux cadres d’exercice privilégiés pour démarrer.
Côté patientèle, la répartition reste équilibrée entre les publics. Les adultes représentent la part la plus importante (32 %). Viennent ensuite les sportifs (19 %) et les enfants et adolescents (14 %). Le reste se répartit entre seniors, nourrissons et femmes enceintes. C’est un signe que la formation ISOGM prépare bien les futurs ostéopathes à accompagner tous les profils de patients, conformément à la vocation généraliste du métier.
Formation initiale et formation dispensée, deux profils différents
L’enquête distingue volontairement les deux parcours de formation. En effet, les réalités professionnelles diffèrent fortement d’un profil à l’autre.
Le profil formation dispensée
Les diplômés de la formation dispensée exerçaient déjà, avant leur diplôme d’ostéopathe, en tant que professionnels de santé. Pour la grande majorité d’entre eux, l’ostéopathie vient enrichir une pratique existante plutôt que la remplacer. Sur la promotion 2025, par exemple, 81 % s’installent en cabinet indépendant. Cependant, la totalité des répondants déclare conserver une activité complémentaire. Cela confirme que l’ostéopathie s’ajoute le plus souvent à leur activité paramédicale initiale, plutôt qu’elle ne s’y substitue.
Une spécificité de l’ISOGM
Ce double profil, formation initiale d’un côté et formation dispensée de l’autre, est l’une des spécificités de l’ISOGM. L’école accueille ainsi aussi bien des bacheliers en quête d’une première orientation professionnelle que des professionnels de santé souhaitant élargir leur champ de compétences.
Ces résultats, année après année, confirment la solidité pédagogique de l’ISOGM. Un accompagnement structuré, un raisonnement clinique construit sur cinq ans et un lien étroit avec le terrain permettent en effet à ses diplômés de s’insérer rapidement et durablement dans la profession.
Source : Enquête d’insertion professionnelle ISOGM, janvier 2026 (résultats portant sur les promotions diplômées en 2023, 2024 et 2025).
FAQ – Insertion professionnelle des diplômés ISOGM
Que mesure l’enquête d’insertion de l’ISOGM ?
Il s’agit d’une enquête réglementaire annuelle, envoyée en janvier, qui mesure le statut professionnel, la région d’exercice, les revenus et le cadre d’activité des diplômés à 6, 18 et 30 mois après l’obtention de leur diplôme.
Tous les diplômés de l’ISOGM trouvent-ils une activité d’ostéopathe ?
Parmi les répondants à l’enquête de janvier 2026, 100 % exercent en tant qu’ostéopathe, et la quasi-totalité s’installe dès l’année de leur diplôme.
Où s’installent les diplômés de l’ISOGM ?
La région Occitanie reste très largement privilégiée, entre 60 % et 90 % des diplômés selon les promotions, le reste se répartissant entre d’autres régions françaises et, marginalement, l’étranger.
Quelle est la différence entre formation initiale et formation dispensée à l’ISOGM ?
La formation initiale s’adresse aux titulaires du baccalauréat. La formation dispensée s’adresse aux professionnels de santé déjà en exercice (kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmiers, podologues, médecins) qui souhaitent intégrer l’ostéopathie à leur pratique.
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